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Eloge de la douceur...

26/06/2017

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Eloge de la douceur...

26 Jun 2017

Il y a quelques temps, un titre lu dans le magazine « Inexploré », m’avait interpellée : « Découvrez la puissance de la douceur ».
Pour démarrer l’article, une définition est donnée. Celle ci profile la douceur comme étant « une subtilité, une finesse, de l’élégance. Elle souligne également ce qu’Elle n’est pas : la docilité, l’obéissance ».
La douceur est une expérience profonde, charnelle, immanente, évanescente.

J’observe, je vis cette douceur depuis de nombreuses années. Elle a été souvent amalgamée à un profil de bisounours, de fragilité voire de faiblesse.
Le sujet me parle … et je souhaite partager un moment avec vous pour étayer ses charmes !
 
Tout ce que j’entends et que je ne me ressens pas !
La douceur est une concentration, un effort sur soi, sur son environnement. La douceur invite à tempérer. Pour ma part, la douceur est une force de caractère à l’instar de la dureté qui est depuis longue date revendiquée comme une star voire une suprématie de personnalité.

Anne Durourmantelle souligne que « répliquer à la colère par la colère, à la force par la force, c’est très infantile ». En réponse la douceur, demande une écoute fine de l’autre, de ce qui est autour de nous.  C’est aussi un regard, une intelligence fine de ce qui est, avec détail, voire même, pousse à aller plus en profondeur (trop parfois, quoi que ! ).
Non pas que cela soit une fin en soi, c’est un état d’Etre simplement, qui demande de l’énergie, de la concentration, de la présence.

Association et dualisme
La douceur est souvent associée à la fragilité, elle est également en dualité avec l’individualisme/individualité. Comme un besoin tout à coup d’être au moins deux, pour la percevoir.
Elle semble également induire une peur de l’autre, dans la différenciation du comportement non conventionnel quant à la protection, la fermeture, la non implication vraie. La protection, la sécurité c’est la peur :
Peur d’une proximité, peur de la profondeur du lieu comme si l’on entrait dans l’inconnu, le noir, non pas la noirceur de l’être mais le coté intime caché.
Il me semble que la douceur est une investigation dans le champ du désir éprouvé et le potentiel désir de l’autre.

La douceur propre
Investigation plus profonde du sens de la douceur : ouverture - partage - don de soi – sans peur de non retour quant à ce qui est offert.
Elle peut être perçue telle une pudeur de soi, de sa propre fragilité.
Elle est une ouverture : c’est cette image de laisser entrer sans maitrise d’invasion.

A présent j’ai envie de visiter la douceur sous des angles de vue différents..

La douceur et la sensorialité

L’être est pourvu de sens divers et surtout liés les uns aux autres ; y allier la douceur… ça peut donner cela :
Visuellement c’est une fluidité, ce qui coule de source, la compatibilité qui s’accorde,
Pour l’ouïe, c’est une résonnance intérieure, la sensation d’équilibre, un accord en soi du rythme que l’on ressent et qui donne envie de bouger, lentement profondément et avec intensité.
D’un point de vue kinesthésique (si je peux jouer avec les sens), c’est l’agréable, le lisse, la sensation d’abandonner la peur au plaisir de l’instant qui s’étire dans l’éternité.
A l’odorat, j’y associe étrangement le sucré, l’odeur de la vanille qui déploie les sens et donne envie. Ce qui enivre tendrement, tout en restant maître de soi. Sensation de se connecter à l’enfance, peut-être à une sensation d’authenticité, d’être vrai.
Pour le goût, c’est la sensation de velours sucré dans la bouche ou de l’acidulé. Une connexion qui s’accorde visuellement à des couleurs.
Syncinésie : Physique et douceur vers un relâchement, un accueil de ce qui est, avec empathie. Présence du présent, profondeur du et dans le regard de l’autre, envie de se fondre avec l’autre pour mieux partager (pas forcément au niveau amoureux ).

En mêlant les points de vues, j’aimerais insister sur les couleurs associées à  la douceur ; des couleurs tendres, fades, sans caractère.
Pour autant, cela me fait penser à la fraise qui a des tonalités de couleurs tranchées. La fraise a un aspect gustatif acidulé parfois ou une douceur frappante voire  « sucrément » présente...
Teddie donne une image de la fraise, dans l’observation des rêves de la fille de Freud intéressante : Il explique que la fraise est pourvue de nombreux organes sexuels (les petits picots jaunes qui se dessinent sur la chaire de la fraise !).
Cela me laisse interrogative. La douceur peut elle être associée à la sexualité, à cette intensité charnelle ? Sans pour autant aller dans l’acte. Cela pourrait ainsi expliquer quelque peu, pourquoi elle fait peur et pourquoi elle est rejetée dans le relationnel au quotidien !
Elle a ce coté impliquant.
Le rouge de la fraise, est également la première couleur ! Couleur primaire dynamisante. Le rouge est associé à l’expression de la colère, de la passion, du désir, de l’envie, du danger et du démon (zones d’ombre qui sont en nous).
Le rouge est associé au chakra base, il est rattaché aux besoins physiques primaires.

La douceur est-elle l’expression de capacités de qualités non exprimées ou bien des qualités exprimées avec humilité dans l’attente de reconnaissance, d’écoute ?
Serait-elle une anesthésie ponctuelle sur la réalité parfois trop lourde qui offre une double protection de soi par édulcoration de l’autre, en proposant une pause, un souffle, un regard d’amour - de compréhension - de reconnaissance : « je te vois et te reconnais tel que tu es ». Oui sensation d’être vu, entendu, d’ « Être » tout court.

Mon entourage me connaît un peu, beaucoup, pas forcément en profondeur... Je laisse la douceur paraître, pour autant la force est là, présente, centrée, et m’invite au jour le jour à m’affirmer dans mes choix. Il faut se donner la peine de creuser pour finalement observer la réalité et non les apparences.

Des heures noires j’en ai eu mon lot !  
Une naissance entre vie et mort,
Une petite enfance bercée par la maltraitance d’une nourrice. Marquée cellulairement, j’ai vécu dans l’intériorité, la sensation de ne pas mériter l’amour, voire de ne pas être aimée du tout.
Une chute de 6 mètres, qui m’a permis de vivre une Expérience de Mort Imminente.
Un cancer « border line », puis une descente aux enfers suite à un abandon affectif.
Tout ceci saupoudré d’un caractère qui tergiversait régulièrement pour trouver le meilleur chemin.

La douceur est mon crédo depuis toujours ; aujourd’hui, j’ai conscience qu’elle me permet de délester la lourdeur, la noirceur et redonner une ouverture lumineuse à la vie.
Chaque jour, la douceur me permet de vivre les moments pleinement en leur donnant de l’espoir, un souffle de vie supplémentaire, de la motivation et surtout de la joie.

Chacun d’entre nous a son lot de moments difficiles, et savoir que l’on peut poser ses pensées autrement, tout en donnant de la lumière dans les coins et recoins si sombres parfois - même l’espace de quelques minutes -  car le mental a vite fait de renoircir le tableau de la vie ! alors qu'il ne tient qu’à soi de laisser la lumière faire son nid.

La douceur : une force

La douceur, me permet de mettre en surbrillance l’imperceptible, l’impalpable, de ressentir les énergies qui émanent de mon être et de capter celles des autres plus finement, d’être dans l’écoute active afin de mieux accompagner en conscience.

Bien sûr, cela ne veut pas dire pour autant que l’accompagnement fera son œuvre.
La prise de conscience de l’autre aura un impact supplémentaire dans le vécu du mieux. D’où la nécessité du "savoir donner" et du "savoir recevoir" respectif : une sorte d’ouverture impliquée et respective (respect de soi, de l’autre comme vase communiquant !).
Les croyances surannées relatives aux émotions et aux énergies offrent une dimension à investir nouvellement, à expérimenter.

L’éducation que nous avons reçue nous a invité à se couper d’une soit disant fragilité. Notre propre regard sur cette fragilité invite à l’identifier telle une force présente, enracinée et nouvelle. La reconnaître lui donne toute son ampleur. Oui, reconnaître la douceur comme une force la rend légitime et vraie.
Les mots ont ici leur importance : vraie, authentique, force.

La pratique de la sophrologie et de la méditation,  m’ont permis de découvrir (ou tout du moins d’avoir conscience) que les antagonismes se complètent d’une manière extraordinaire. L’expression du ying et du yang réunis dans le quotidien. On peut se sentir dans un même temps calme et dynamique, doux et fort. C’est grisant !!! Je vous assure !

Douceur et naïveté

 

La douceur (en tant qu’accueil de l’autre) se complète à la notion de naïveté, telle une équation ayant pour résultat la phénoménologie.

La phénoménologie est cette notion de vivre ce qui est, ici et maintenant, dénudé de son passé mais riche de lui puisqu’il construit ce que l’on est, comme si cela était nouveau.
C’est un rapport de confiance (pas simple) qui s’installe alors, quant à la réalité telle qu’elle est, dans l’instant et non pas comme elle fut sous nos yeux hier ou avant hier.
La douceur peut alors offrir la possibilité d’être en accord intérieur avec soi et avec l’autre, pour s’exprimer et évoluer. On peut dire que c’est alors une porte d’évolution, une ouverture… encore trop rare.

La porte s’ouvre vers un regard à la vie, une nouvelle réalité dans la réalité.
Le mot magie me vient, oui magie : images gaies, jeu, … une magie de la vie pas celle de la baguette (un peu de sérieux dans la divagation de vos pensées tout de même !!!)
Oui « magie de vie » : celle d’un sourire qui peut transformer notre état d’être, celle de la naissance d’un bébé (mélange de deux êtres), celle d’un minuscule brin d’herbe qui devient arbre majestueux, d’un nuage qui se délivre de ses larmes pour verdir notre planète et nous offrir de l’eau…
Besoin de magies ?? Encore ?
Posez les sur le papier à présent et offrez-vous au merveilleux !
Posez-vous en état méditatif et laisser venir la magie douce de la vie.
Notez 3 tours !!`
Votre propre magie, qu’est ce qui est magique en vous ?
Est ce que vous sentez la douceur qui circule en vous quant à son évocation ?
Réitérez l’expérience, cela ne vient pas en une seule fois, il faut y croire un peu...

La douceur des rencontres

Je me suis amusée à interroger mon entourage ! Voici les retours que l’on m’a offert...

Les questions posées :
C’est quoi pour vous la douceur ?
Quelle perception au niveau intime, au quotidien, voire dans le milieu professionnel ?

Et voici es réponses que j’ai obtenues :

Fabio
"C’est un regard, quelque chose qui ne s’explique pas, confort spontané, non égoïste que l’on partage, complicité..
Perception d’une personne douce dans l’intimité : rapport tactile, silence, vide, recharge positive des énergies, transmission extraordinaire des énergies positives.

Au quotidien : relation de confiance voire aveugle, authenticité, complicité partagée, quelque chose de beau

Au travail : un regard de compréhension, rare, symbiose, pas du tout de perception négative. Sait qu’en général la douceur est mal perçue.
La douceur, signe de faiblesse identique à la personnalité de Gandhi, qui offre une réaction calme, saine qui désamorce. Utilisée à bon escient, la douceur est une arme redoutable !"

Bruce
"Personnally i would say ‘la douceuré is a personn’s true god (if he exists) given manner of being.
A person who is douce at home (probably the most complicated douceur because of the baggage that couples families can have although i would lie to thing that it would be the easiest of them all). Is someone whi is caring and attentive yet firm towards thier loved ones in a gentle manner.

Douceur for me does not mean a weak perso nit means a person who navigates through day to day life in a gentle manner.
I thing that the douceur in a professional atmosphere is more staight forward due to the human conditioning of self perservation and survival instincts.
I see people that wordk in public sectors like emergency services as being people who would/should display professionnal douceur to people in need.
I perceive la douceur as being something that exists more between people who have some sort of personal connection.
I dare say that i think that there is a big lack of la douceur within the human race. Only three friends of mine whom i consider truly douce people come to mind as i write this and thery are all female and gentle in different ways and with on of them i think, how does shi do it to maintain thiis level of attentiveness and respect and display of caring for her fellow man the way she does !
Now i must note that this is just my personal perception of la douceur ! what is true and pure and what is used as a manipulative device i can’t know i can only know what i feel in the presence of what i consider to be « la douceur ».

My god this must say a lot of about me !! (panic !!!) lol"

Traduction en français :
"Personnellement je dirais que la douceur est la manière dont certaines personnes naviguent dans la vie.
Une personne qui est intimement douce est quelqu’un qui est attentif et attentionné envers leurs proches d’une façon douce, c’est à dire nouveau couple pendant la phase de séduction ou parents envers leurs enfants.
La douceur pour moi  ne veut pas dire une personne faible.
Quelqu’un qui est doux dans sa vie quotidienne ne signifie pas une personne faible. Elle vit sa vie au jour le jour d’une façon douce.
Mon idée d’une personne douce est quelqu’un qui s’adapte à toute situation qu’elle rencontre. Face aux conflits, elle est comme une tempête calme. David Carradine a joué un caractère doux dans Kung Fu Je sais il s’agit d’une stéréotype du maitre des arts martiaux, mais je le vois comme un bel exemple.
Je pense que la douceur dans une atmosphère professionnelle est plus simple en raison du conditionnement humain de préservation de soi, c’est à dire, instinct de survie. Je vois des gens qui travaillent dans les secteurs publics, aux urgences par exemple. Ce sont des personnes qui devraient afficher douceur professionnelle aux personnes dans le besoin.

Seuls 3 de mes amis que je considère comme étant vraiment des personnes douces viennent à l’esprit et ce sont des femmes, douces de différentes manières. En pensant à l’une d’elle, je me demande comment fait elle pour maintenir ce niveau de respect, de soin et d’attention pour les autres la façon dont elle le fait.
Maintenant je dois faire remarquer que c’est juste ma perception personnelle de la douceur. Ce qui est vrai et pur et ce qui est utilisé comme un dispositif de manipulation est un autre sujet. Je ne peux que donner mon avis sur ce que je ressens en présence de personnes douces.
J’ai répété ici la douceur autant de fois qu’il semble presque comme cela a allégé les sens que je souhaite partager. Pour associer la douceur, cela semble trop cliché. Si un mode de vie en douceur existe, je voudrais utiliser cette définition."

FX
"La douceur, le sourire d’un regard.
L’amour dans le quotidien semble définir la douceur. Il nous suit partout et quand il n’est pas là on sent comme un vide alors c’est une douceur au quotidien que d’aimer et d’être aimé.
Dans l’espace pro, je répondrai bien à nouveau l’amour mais je dirai la confiance être confiant n’est pas déjà de l’amour."

Clément
"La douceur c’est une caresse.
Celle d’une maman qui borde son petit, celle d’un entraineur auprès d’un sportif déçu, celle d’une femme sur le corps de son mari.
La douceur c’est ce qui manque au bourreau !
La douceur c’est la salle d’attente de la sensualité.
La douceur c’est un choix de mot dans une déclaration.
La douceur c’est la belle des intentions.
La douceur est un phénomène inexplicable, apaisant qu’on devrait garder à chaque instant."

Denis
"Douceur ; une heure qui est douce
On est un team quant on est intime
Le ko tidien ou le chaos tidien
Elle est Pro doucetive"

Dominique
"Douce dans l’intime c’est le respect de tes désirs, douce dans le quotidien c’est pas de prise de tête pour des banalités, pas de notion d’urgence dans les activités au quotidien pas de coup de gueule.
Douce au travail : consensuelle, travail en équipe fluide, pas de génération de stress supplémentaire, voix arable."

Isabelle
"Celui qui embrasse dans l’intime,
Celle qui t’écoute au quotidien
Celle qui t’aide au travail"

BX
"C’est après quoi je cours pour en avoir tant manqué...
Perception de sa peau et ses regards, une forme d’abandon confiant
Sa voix ses gestes
A première vue, l’espace pro ne m’évoque rien de l’ordre de la douceur. Ensuite je dirais de la bonne humeur, une certaine capacité à être celui, celle qui arrondit les tensions."

Caro
"Je dirais prévenant protecteur accueillant chaleureux, câlin.
Une personne douce dans l’intime les mots ci-dessus
Au quotidien, quelqu’un dénué d’agressivité, à l’écoute,
Dans l’espace pro : quelqu’un qui fait attention aux collègues, à l’écoute."

Richard
"La douceur est un état d’être qui traduit par rapport à autrui une paix intérieure profonde. Un être en conflit avec lui même n’est jamais doux.
Un miroir dans l’intime, mais aussi au quotidien.
Quelqu’un qui n’a pas besoin d’en imposer, sans prétention et détaché, est un être doux.
Pour moi la douceur n’exclut pas la rigueur et la fermeté d’esprit."

Miss choco
"Dans l’intime les caresses, les bisous langoureux, le toucher lent sur le corps de l’autre.
Dans le quotidien des moments de calme et de silence en rentrant chez moi, les relations hommes femmes quand ils parlent de leurs enfants, de vacances en prévision d’amour et d’amitié de choses chouettes et drôles arrivées dans la journée.
Dans l’espace pro pas de douceur sauf si je reçois un compliment d’un sup hiérarchique ou d’un touriste."

Nadège
"La douceur c’est quelque chose qui fait du bien. C’est le câlin d’une maman, c’est la peau d’un enfant, c’est la tendresse, c’est enveloppant, c’est bienveillant apaisant, c’est chaud, c’est réconfortant, c’est gratuit."

Au quotidien

 

La douceur représente le calme, l’attention, le réconfort, la délicatesse, un visage souriant. Elle est apaisante, et se dénote dans des gestes lents et minutieux.

Dans le monde professionnel, la douceur c’est une personne qui parle lentement, qui sait écouter réconforter, bienveillante et qui fait preuve de gentillesse.

Dans l’intime, la douceur c’est tendresse, câlin, attention, calme reposant et prévenant, Dans le toucher, c’est de l’effleurement réconfortant. La peau, le toucher. C’est un accueil au quotidien, des bras rassurant.

La douceur s’est installée dans mon antre il y a bien longtemps
Dans la douceur du toucher, celui des galets de mon enfance en bord de mer que j’aimais (et aime encore) laisser glisser entre mes doigts, effleurer mes joues, sur ma bouche.
Les fleurs, le velours des pétales aux couleurs orangées, la douceur des mains de mon père,
La douceur de certaines personnes croisées tout au long de mon chemin de vie, je pense à celle de ma nounou, la douceur de mon amie d’enfance,  le regard bleu et doux de la mère d’une amie, une voix délicieuse...
Parfois une douceur cachée que je pouvais percevoir derrière une carapace de vie que je ne comprenais pas encore.

La beauté apparente ou non qui offre de la profondeur, qui touche la simplicité de vie et qui doit se cacher pour ne pas être brulée par la noirceur de certaines âmes.
Malmenée … la douceur, mal perçue, mal aimée au grand jour et pourtant tellement recherchée pour trouver un moment de pause, une halte réconfortante, un moment de calme, de temps qui s’offre chaleureusement pour se retrouver et récupérer de l’énergie.

Je suis émue, contente et non stupéfaite des retours reçus de la part des personnes questionnées sur la douceur. Certaines se l’approprient et étrangement ce sont des hommes !!! J’adore personnellement cet état de fait !

Accompagner par la douceur

Il  y a quelques années de cela, le père de mes enfants me souligne : «tu ne vas pas y aller, je vais te ramasser à la petite cuillère ! »
A l’époque, je terminais le cycle fondamental de ma formation en sophrologie. Mon amie ostéopathe venait de me proposer de l’accompagner à l’Eheo  une association d’aide aux enfants handicapés. Cette association, à raison d’une fois par mois, propose des soins gratuits en ostéopathie à des enfants différents. Handicaps légers ou lourds, beaux, et spirituels. J’ai dit oui sans hésiter.
Je ne savais pas bien ce que j’allais pouvoir apporter. En effet…
Bénédicte est venue me chercher. Léandro était installé, sur la table molletonnée. Autour de lui, 4 ostéopathes et 8 mains s’affairaient pour  lui prodiguer des soins et équilibrer son corps recroquevillé. Léandro ne parlait pas, il avait 9 ans.
Sa maman était près de lui.
Je ne connais personne ici, j’imagine que cela peut être déstabilisant pour Léandro. Je commence par des présentations. J’explique ce que je vois à Léandro, tout en questionnant chaque ostéopathe sur la pratique en cours. Qui s’occupe de la tête ? du bassin ? du dos ? des pieds ? Chacun donne son prénom, ce qui humanise plus encore les actes professionnels.
Puis j’entame le dialogue en souriant à Léandro. Fermer une fois les yeux pour dire  "Oui" et 2 pour "Non", C’est le moyen pour communique que je mets en place avec Léandro. Nous entamons la lecture de son corps par le toucher. Je ne sais pas s’il connaît son corps et lui pose la question au fur et à mesure, avec le regard bienveillant de sa maman. Le visage, n’est pas la zone géographique qu’il aime voir toucher ;
C’est sa maman qui glisse sa main aimante. En même temps, je lui explique et le questionne, savoir si c’est agréable, si il ressent.
Il n’y a pas de non, ni de oui d’ailleurs. Ses yeux sont écarquillés, son visage s’illumine par un sourire plus que resplendissant. La douceur est là.
Une heure de séance se termine.

Un conciliabule se met en place, tout le monde se presse autour de Léandro. La directrice de l’époque, un peu froide à mon égard dès mon arrivée, me sourit. Tout le monde s’affaire. Mon amie me dit que c’est extraordinaire.
De mon côté, je ne comprends rien...
« Tu ne vois pas » me dit elle ? « Non ! que se passe t’il »?
« Depuis des années, Léandro vit des séances compliquées, dans lesquelles il part en vrille. Et là c’est la première séance nickel !!! »
La directrice me dit qu’on a besoin de moi, que ma place est ici.
« Chouette ! »
Mais en fait, intrinsèquement je me sens déçue… en fait.
J’ai l’impression d’avoir reçu, plus que je n’ai donné. Le sourire magnifique de cet enfant, ce bonheur fugace, la profondeur de son regard, m’a émue, remplie de joie, de partage intense. Son regard, toute son énergie…  
C’est magnifique,  simplement magnifique.

Je me rends compte de la simplicité du moment, de sa fragilité, de sa douceur et surtout de cette force.
J’apprends à me protéger tout en partageant cette force à présent. Je ne suis pas au bout du chemin, j’ai encore à apprendre. Sans doute à éprouver des échecs, à tomber pour mieux avancer avec et pour eux.

Penser à soi, comme penser aux autres.  S’offrir autant à soi que ce que l’on offre à l’autre/aux autres, sinon rien. C’est la devise ! Apprendre à ne pas s’oublier est essentiel. C’est ainsi, créer un vrai accompagnement : être confiant, fort et doux à la fois et pouvoir ainsi partager.

La douceur représente une présence essentielle. Se libérer de ses peurs pour éloigner la mise à distance (un beau jeu de mots) et entrer dans la relation telle qu’elle est. La mise à distance déshumanise, protège en surface certes mais déshumanise.
Être là, c’est toucher avec son cœur, ses mains : de manière bienveillante, ses yeux et son sourire.   

La douceur contrecarre le vif à trancher, laisse vibrer les émotions tout en ayant conscience des différentes réalités qui nous entourent.

Mmmmmh … douceur


 

douceur tendresse sourire

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